Henry Espérandieu

 

Henry Espérandieu naît en 1829 à Nimes, fils d’une famille protestante. Dés son plus jeune âge, Il porte un grand intérêt à l’architecture auprès de Charles Questel, en suivant les chantiers de la ville. Son trait de crayon est déjà affermi. Mais son père ne peut payer les études et l’architecte le pousse à monter à Paris. Il a seize ans. Léon Vaudoyer l’accepte alors dans son atelier. Il travaille d’arrache pied sur les tables à dessin, mais il poursuit aussi son initiation sur les chantiers où il met les mains au mortier. En 1846, il entre en deuxième année de l’école nationale des beaux arts, puis en première année en 1849, à l’âge de vingt ans. Il est alors complètement autonome et réalise des travaux pour des étudiants ou des plans pour des particuliers.

Il choisit alors de revenir chez Questel avec qui il effectuera quelques réalisations : Opéra de Paris, château de Versailles… En 1852 il rejoint Léon Vaudoyer qui lui propose de s’occuper d’un grand projet : la basilique de Notre Dame de la Garde pour lequel son agence est consultée. Il en sera l’inspecteur des travaux. En fait c’est le jeune Henry qui va concevoir le projet, guidé par Vaudoyer qui a une idée derrière la tête : proposer un style roman, inspiré de la cathédrale de Venise et de Sainte Sophie à Istanbul. Espérandieu se met au travail et la proposition est prête pour la fin de l’année 1852.
Le 30 décembre, le conseil d’administration de la basilique choisit le projet Vaudoyer face à un a projet de style gotique, et Henry Espérandieu, le protestant, est maintenant sur le devant de la scène, Léon Vaudoyer lui laissant carte blanche. Le 8 septembre 1853, il est à côté de Mgr Mazenod pour la pose de la première pierre. En 1854 il est inspecteur de la nouvelle cathédrale de la Major. En 1856 il réalise la colonne de l’Immaculée Conception du Bd Gazzino, puis le palais Longchamp en 1861. Cette même année il se voit confier la tâche d’architecte du gouvernement pour la construction du palais du Pharo (résidence impériale). En 1864, il a en charge la réalisation du palais des Arts. Enfin, en 1867 il est nommé architecte en chef de la ville de Marseille.
En 1874, il décède d’un accident cardiaque sans avoir vu la fin des travaux de la Bonne mère.

Henry Espérandieu